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Un robot-mascotte dans les couloirs de l’école

Depuis quelques mois, l’EHL s’est dotée d’un petit robot. Baptisée «EHLie» par les étudiants, elle vise à les sensibiliser au changement technologique.

Depuis quelques mois, l’EHL s’est dotée d’un petit robot. Baptisée «EHLie» par les étudiants, elle vise à les sensibiliser au changement technologique. Elle devrait, à terme, être couplée au logiciel d’intelligence artificielle « Amelia » utilisé par l’EHL.

EHLie revient de vacances et en a oublié l’heure. Elle nous informe qu’il est 11h43. Elle retarde de deux heures. Le petit robot doit s’échauffer et s’étirer, se mettre en conditions pour répondre aux questions de ses interlocuteurs. Aujourd’hui, elle est un brin têtue.

«C’est comme un enfant. Il faut tout lui apprendre, répéter souvent les choses et de manière différente», explique Julia Aymonier, Chief Information Officer de l’EHL et membre du comité exécutif.

Depuis le mois de mars 2017, l’école s’est dotée de ce petit robot produit par la société Softbank Robotics et sur le marché depuis 2014. Sa présence vise à familiariser les étudiants avec les nouvelles technologies. «Le changement technologique qui les attend a la même magnitude qu’Internet. Nous souhaitons que les étudiants aient cette longueur d’avance pour appréhender ce phénomène», indique Luciano Miceli, architecte IT à l’EHL, en charge de la programmation du robot.

Baptisée EHLie par les étudiants eux-mêmes, le robot navigue parfois dans les couloirs de l’école.

«Nous l’avons programmé en fonction des demandes des étudiants. A la réception, le robot ne sait pratiquement rien. Tout reste à faire», poursuit Luciano Miceli.

Capable de s’exprimer en 27 langues, il parle pour l’instant les deux langues principales de l’école: le français et l’anglais. Connecté au wifi, le robot a appris à danser, à répondre à un «high five» et à rechercher des informations sur Wikipedia. «Il peut être ludique ou didactique et proposer des quizz. Nous pouvons imaginer que les étudiants l’utilisent pour revoir leurs cours», illustre Luciano Miceli. EHLie est truffée de capteurs qui lui permettent de réagir à la voix, mais aussi d’interpréter le ton de la demande.

«Elle est dotée d’une intelligence émotionnelle. Par exemple, elle évitera la colère si la personne en face d’elle s’adresse de manière virulente», poursuit le programmateur.

Si on lui caresse la tête, elle exprimera son contentement: «ça chatouille, j’ai l’impression d’être un chat», dit-elle. Autant de petites répliques amusantes, programmées comme des scénarios, qui attirent rapidement la sympathie de son auditoire.

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EHLie s’est rapidement muée en mascotte, invitée à monter sur scène, par exemple lors d’événements phares. Son rôle évoluera encore pour se muer, à moyen-long terme, en concierge au sein de l’école, disponible 24h/24.

«Nous prévoyons de nous équiper de plusieurs robots, annonce Julia Aymonier, ceci afin de répondre aux questions des visiteurs, lors d’événements tels que les journées portes ouvertes. Lorsque le nouveau campus sera opérationnel, on pourrait imaginer que les robots informent les étudiants des repas disponibles dans les différentes cafétérias du site.»

D’une autonomie de 8h, des stations de chargement devront être prévues.

Le but ultime consiste à le coupler au logiciel d’intelligence artificielle de l’EHL «Amelia». Cet autre domaine occupe particulièrement l’EHL depuis un an.

«En réalité, nous investissons davantage dans l’intelligence artificielle que la robotique», poursuit Julia Aymonier.

Pour elle, les domaines d’applications sont vastes et couplés au processus hôtelier. «Il peut s’agir d’envoyer un email à quelqu’un, de convenir d’un rendez-vous pour une livraison ou d’indiquer un chemin, fonction d’autant plus utile lorsque le campus aura doublé de volume», illustre-t-elle. Elle estime que l’intelligence artificielle sera profitable pour toute la partie admission, permettant de transmettre des informations instantanées 24h/24. Une disponibilité d’autant plus nécessaire lorsque les futurs étudiants seront établis tout autour du globe.

Pour l’heure, les étudiants ne sont pas formés à la programmation. «Le but n’est pas d’en faire des informaticiens», appuie Luciano Miceli. Il est toutefois prévu d’intégrer, dans un cours pratique de l’année préparatoire, l’utilisation des technologies de la réalité augmentée, par exemple pour le nettoyage des chambres. Julia Aymonier ne manque pas d’idées afin de sensibiliser un maximum les étudiants à cette nouvelle réalité technologique.

«Ils doivent pouvoir dire à leur futur employeur: je connais la technologie, ses effets sur l’hospitalité et les interactions possibles.»

Laetitia Grandjean

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