À l’École hôtelière de Lausanne (EHL): Un documentaire de la RTS

15 nov.. 2018

Depuis une dizaine d’années, la RTS propose des feuilletons documentaires destinés à un très large public. Avec À l’Ecole hôtelière, c’est un des fleurons de la formation professionnelle en Suisse qui est passé au peigne fin par nos caméras curieuses. Sur une année, cinq étudiants permettent aux téléspectateurs de découvrir l’envers du somptueux décor des métiers de la restauration et de l’accueil. En filigrane, l’EHL dévoile ses exigences qui en font une école de l’excellence.

Mise en bouche

La première visite à l’EHL met immédiatement l’eau à la bouche. Un tour des cuisines, au petit trot derrière le responsable de l’intendance, ouvre un champ d’observation sans fin. Les nouveaux élèves, attentifs à la découpe d’un saumon d’exception exécutée par le chef et par lui seul, regarder mais pas toucher… Ici, on ne gâche pas la marchandise par des coups de lame débutants ! Le ménage des chambres du campus, de leur WC par la même occasion, un cauchemar pour ceux qui n’ont jamais fait leur lit à la maison. Une première année pratique, six mois d’ateliers intensifs aux horaires exigeants qui produisent à la fin une brochette d’étudiants aux cernes bien visibles.

Mais attention : relâchement pas permis. Monsieur Laurent, le gardien du temple de la bienséance et de la bonne apparence veille au grain. Respect du dress code, tel est le motto d’Oeil de Lynx qui renvoie à des jours meilleurs les barbes mal taillées, les jupes trop courtes et les chemises fripées. Ceux qui terminent leur cursus ont leur propre épée de Damoclès : réussir leur diplôme avec mention, atteindre cette excellence dont on leur a rebattu les oreilles durant quatre ans.
Un monde à part, l’EHL, un monde foisonnant et parfois très amusant, un creuset dramaturgique enthousiasmant !

Le contexte

Les palaces ont un statut légendaire, la gastronomie passionne, le travail en cuisine fait l’objet de nombreuses émissions à succès sur les chaînes publiques ou privées. Le secteur brasse des millions, les règles qui le régissent sont quasi militaires. Des petites mains à la direction, tout le monde stresse et obéit.

Perfection : c’est le but unique des grands établissements, excellence est celui de tous ceux qui exercent ces métiers. Il existe de nombreuses écoles hôtelières en Suisse romande, à Genève, Martigny, les César Ritz collèges à Lucerne, Brig et le Bouveret, l’école de Glion, l’une des plus prestigieuses, pour ne citer que celles-ci. Lorsqu'il s'agit d’étudier l’hôtellerie et la restauration, la filière helvète est un must. Infrastructures de standing ajoutées à une grande tradition touristique, la Suisse est le pays idéal pour se former à tous les métiers de ce secteur. Grâce à leurs moyens, leur réputation, leur corps professoral, ces écoles sont régulièrement au sommet des classements internationaux. Elles forment aux métiers de l'hôtellerie, mais aussi à la gestion et au management.

Au-dessus de tous ces établissements, la plus ancienne : L’École Hôtelière de Lausanne (EHL). Une vieille dame de 125 ans (en 2018), pionnière dans la formation aux métiers de l’accueil, au développement résolument tourné vers le monde du business, du management. Un nouveau campus élargi en construction, un corps enseignant reconnu, des intervenants de prestige et des
pointures en cuisine. L’enseignement y est dual : à la fois pratique et théorique.

A l’EHL, il y a deux rentrées par année, l’une en septembre et l’autre en février qui accueillent 360 étudiants chacune. La sélection est drastique et très compétitive, chaque mois se déroule une journée de sélection durant laquelle les candidats sont soumis à une batterie de tests pour évaluer leurs capacités personnelles et intellectuelles. En effet, l’EHL ne souffre aucune défection, les étudiants choisis iront jusqu’au bout dans 99% des cas !

L’année préparatoire se déroule en deux temps : Le premier semestre se passe à l’école afin d’apprendre les bases du / des métier/s de l’hôtellerie-restauration ; de la plonge au service en passant par la cuisine ou l’organisation. Le second semestre se passe en stage opérationnel au sein d’une entreprise : six mois de travail intensif au coeur des plus prestigieux établissements du monde ( le top 5 étant : Londres, Paris, Milan, New-York et Hong Kong ).

Dès la première année les étudiants entrent dans le cursus Bachelor d’une durée de trois ans.

En deuxième année, au deuxième semestre, ils effectuent un stage tourné vers le management ou l’événementiel. Ces aspects sont particulièrement importants et valorisés par l’EHL.

En dernière année, le cursus se termine soit par un projet de fin d’année personnel, le Capstone, soit par l’élaboration d’un projet étudiants-entreprise ( le SBP, Student Business Project ), en groupe de cinq. Les étudiants sont mandatés par une entreprise pour trouver une solution pratique et applicable, comme par exemple distribuer intelligemment la clientèle sur un bateau de croisière. Ces exercices sont commandés par des entreprises internationales d’envergure et mettent à l’épreuve tous les aspects de l’enseignement acquis jusque-là. Il s’agit pour chaque étudiant de montrer ce dont il est capable, au cours de cet examen pratique grandeur nature, qui peut, parfois, déboucher sur un job.

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Á l'École hôtelière

La série Á l’École Hôtelière plonge dans l’univers fascinant de la plus prestigieuse des écoles du genre. 2’900 étudiants, une fourmilière dans laquelle les jeunes futurs hôteliers ou gestionnaires font leurs armes en touchant à tous les aspects d’un métier qui va de la pâtisserie aux ressources humaines. Parmi les 115 nationalités présentes sur le campus, on trouve 30 % de Suisses. La sélection est ardue, le cursus exigeant. Suivez le passionnant mais difficile parcours de jeunes suisses ou francophones, leur cauchemar en cuisine, leur blues en stage, mais aussi leurs découvertes et leurs réussites !

Le résumé des épisodes

Épisode 1 : Au pied de l’échelle

Les débutants découvrent l’école dont ils ont rêvé. Six mois sur le campus pour suivre les multiples ateliers pratiques où ils apprendront les bases des métiers de la restauration et de l’accueil. Pour ceux qui la terminent, l’enjeu est plus académique, mais la difficulté demeure à la hauteur de l’excellence exigée.

Épisode 2 : La main à la pâte

Ponctualité, tenue impeccable, sérieux dans le travail : pas toujours évident pour les plus jeunes. Ils en font parfois l’amère expérience. De plus, ils doivent trouver un stage en entreprise pour valider leur deuxième semestre. Les plus anciens sont face à un enjeu de taille : réussir avec panache leur diplôme final. Stress à tous les étages.

Épisode 3 : Les petits plats dans les grands

Celui qui termine son cursus avec succès est à la fête. Celle qui entame son dernier semestre travaille d’arrache pieds pour atteindre la perfection de rigueur. Les nouveaux ne rigolent pas : fatigués, sous pression, ils ont oublié ce que loisir signifie.

Épisode 4 : Check in, check out

Le semestre touche à sa fin. Les étudiants en année préparatoire quittent le campus pour partir en stage professionnel. L’heure de quitter le campus, l’heure des adieux aux camarades qui ont partagé ces six premiers mois parfois difficiles. Les autres, Bachelor en main, vont devoir affronter le monde du travail.

Épisode 5 : Les carottes sont cuites

Les étudiants en année préparatoire terminent leur stage pratique et passent les examens de rattrapage. Vont-ils tous réussir leur année ? Pour les autres, le passage au monde du travail sera-t-il à la hauteur de ce qu’ils espéraient ?

La série démarre le vendredi 16 novembre 2018 à 20h10 sur RTS Un, en diffusion hebdomadaire, et en rattrapage sur Play RTS.

Les personnages

Emma Pittet ( originaire de Fribourg ), Lausanne et Morges, 21 ans. En année préparatoire.

Elle se destine à l’événementiel et à tout ce qui touche à l’hospitalité. Pour ses parents, l’EHL représente un effort budgétaire conséquent. Emma a travaillé d’arrache-pied pendant un an pour contribuer aux frais de sa scolarité. Après ses premières semaines de cours, passées à voguer d’un atelier pratique à l’autre, elle se montre studieuse et motivée. Elle est toujours tirée à quatre épingles ; comme on le lui a demandé en début d’année, le discret tatouage qu’elle arbore sur sa
cheville est, tous les jours, dissimulé sous un pansement couleur chair. « Ça va finir par faire un véritable budget pharmacie à la fin de l’année ! » plaisante-telle. En parallèle à son cursus, la jeune femme travaille le dimanche dans une station-service.

Alexandre Charlaix, Genève, 19 ans. En année préparatoire.

Le jeune homme vit avec sa mère, son beau-père et son frère jumeau dans une belle maison avec piscine à Anières. Il a décidé d’intégrer l’EHL après avoir suivi son académie d’été en 2016. Bien qu’il ne soit pas très au fait de ce qu’il veut faire dans la vie, il est attiré par les métiers de service et la gestion. C’est la première fois qu’Alexandre vit loin de sa famille et il lui tarde de prendre part aux nuits festives dont l’EHL a le secret ! Mais avant ça, il devra se plier à quelques règles : plus de coupe de cheveux à la mode ni de bracelets trendy…

Alexandre Attia, France, 19 ans. En année préparatoire

Ce « fils de », Parisien d’origine, a un papa haut placé dans le monde hôtelier. Alexandre a commencé l’EHL un peu distrait… absent, très souvent en retard, et ça ne pardonne pas. Mais pour l’instant il s’accroche et fait mine de trouver « très intéressant » le cours pratique de femme de chambre. Muni d’une ironie à peine dissimulée, il admet avoir passé une matinée à faire à peine deux chambres. Sa nonchalance en agace plus d’un ; deux fois déjà, il a été convoqué devant la direction pour un remontage de bretelles carabiné…

Annina von Falkenstein, Bâle, 21 ans. 3e année de Bachelor

Elle partage un appartement à Lausanne avec quatre autres étudiantes alémaniques : un paradis, assure-t-elle ! Ouverte, souriante et entreprenante, elle apprécie beaucoup les aspects multiculturels et la « coolitude » de la vie à Lausanne. On ne trouve pas une telle ambiance en Suisse alémanique, déclare-t-elle. Après un stage au Meurice à Paris l’an dernier au sein des RH, elle se montre très engagée dans la vie de l’École. Son but : 10 sur 10 en excellence. Et elle l’atteindra.

Afrim Beqa, Lausanne, 27 ans. 3e année de Bachelor

Afrim a un parcours atypique. Fils d’immigrés kosovars, ses parents ont fait des études supérieures ( économie et médecine ) mais, activistes politiques, ils ont dû fuir le pays en 1988 et ont tous deux recommencé à zéro, en Suisse. Afrim est né ici. Il passe un CFC de mécanique - qui ne lui servira pas car il n’a aucun goût pour les moteurs. Mais il admet avoir été à bonne école pour la rigueur. Puis il passe une maturité professionnelle et n’a dès lors plus qu’une idée en tête : l’EHL. Mais pas de quoi payer l’école. Alors il gagne sa vie pour se l’offrir et cumule les petits boulots en parallèle de ses études. Ce qui l’intéresse ? Entreprendre.

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